Photo de CV : mes conseils de DRH

 

photo de cvFaut-il mettre une photo sur un CV ?

Je suis étonnée que l’on me pose encore la question…

Je le suis encore plus quand je vois les photos de CV qui circulent sur papier ou même sur Linkedin, réseau professionnel par excellence… Il faut dire qu’on peut lire quelques inepties sur internet sur le sujet. Rappelons les basiques !  😆 Lire la suite

Faut-il mettre sa photo d’identité sur son CV ? Il n’y a, à mon sens, qu’une seule réponse : OUI, bien évidemment.

La question n’est même pas à se poser. J’entends bien que certains le déconseillent, prétextant -je cite- :“que cela empêche certains recruteurs à l’esprit malsain de rejeter un profil parce que la candidate n’est pas belle ou que le candidat est de couleur.” Ne soyons pas naifs ! Si le recruteur est malsain, misogyne ou raciste, il ne le sera pas moins APRES avoir rencontré le candidat.. qui sera refoulé de toutes façons, sur un faux prétexte camouflant plus ou moins les vraies raisons, parfaitement illégales dans ces cas précis.

Personnellement, je pars du principe que si une personne doit être refoulée pour “délit de sale gueule” ou pour une discrimination quelconque, autant ne pas se fatiguer et se décourager à passer un entretien perdu d’avance. J’ai parfois entendu des chasseurs de tête me confier : “Je n’ai pas envie de vous mentir Madame Pirus, mais mon Client recherche un homme pour le poste de DRH. Vous n’avez aucune chance…” Dans ces cas, je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir raté quoi que ce soit et surtout pas une opportunité de travailler pour une belle personne. Je suis même plutôt reconnaissante que le recruteur ait eu le respect de mon temps et de mon énergie.

La photo de CV a plusieurs avantages : 

  1. Elle fixe la mémoire du recruteur. Les campagnes de recrutement peuvent être denses et il n’est pas rare de rencontrer plusieurs dizaines de candidats pour un même poste. On se souviendra d’autant plus de vous que votre photo sera présente et rappellera vos traits.
  2.  Elle crée un premier lien, plus intime. Un CV avec photo aura toujours plus d’impact, plus de personnalité et de présence qu’un CV sans photo.
  3. Elle favorise les projections. Je l’ai testé cent fois en étant DRH et en laissant des CV en évidence sur mon bureau. Les managers se saisissaient du CV et dans 80% des cas, la première remarque n’était pas sur le fond… mais sur la photo.           Exemples vécus : ” Ah dis donc, elle a l’air sympa celle-là !” ou encore, à l’opposé: “Ouh là là… Tu as vu sa tête à celle-là, elle n’a pas l’air commode !… Tu es sûre de vouloir la convoquer ??… “ Pures projections dans les deux cas… d’où l’importance  du bon choix de la photo. 🙄

Photo de CV : quelle photo choisir ?

J’ai presque envie de commencer par répondre à la question : quelle photo ne pas choisir ?… et là, les exemples sont encore nombreux. Je passe les cas des photos de vacances, prises sur la plage ou dans le jardin à l’occasion d’un barbecue parce que ce jour là, “on avait bonne mine”. Ni la photo de Noël ou du réveillon, parce que ce jour là “on était bien habillé.” Faut-il le rappeler ? Le seul format acceptable est la photographie d’identité mais attention, pas celle des derniers passeports, sur lesquels il n’est plus autorisé de sourire… Combien de photos de CV, totalement sinistres, ai-je vues passer sous prétexte “qu’il faut avoir l’air sérieux sur un CV” ! Cette croyance est tellement répandue qu’elle mérite bien qu’on lui torde le cou une fois de plus.

La photo de CV doit déclencher une projection POSITIVE chez l’autre, pas l’envie de s’enfuir en courant… Un sourire franc et chaleureux sera toujours préférable à un visage fermé genre “je-sors-de-prison” ou à un sourire coincé “trop corporate”.

Si la photo ne doit pas être le déclencheur de l’entretien, elle doit néanmoins ne pas être rédhibitoire, ni dans ce qu’elle montre de vous ou exprime. Les femmes éviteront les tenues provocantes (un décolleté plongeant n’est pas synonyme d’entretien…) et tout le monde veillera à être habillé professionnellement.

Enfin, il n’est pas idiot d’avoir la même photo sur votre CV et sur les réseaux sociaux comme Linkedin, Viadeo ou votre Twitter Pro : cela aidera à ce que l’on vous retienne et que l’on associe votre visage à votre nom.

Même si ce n’est pas obligé, il peut être préférable de laisser un professionnel capter votre sourire “j’ai-gagné-au-loto”… et éviter de trop la “photoshoper” ensuite, histoire que l’on continue à vous reconnaître une fois la photo retouchée.

Pour choisir la bonne photo pour votre CV, je vous ai préparé un guide gratuit en PDF à télécharger :

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Dans les 8 pages de ce guide, vous allez découvrir…

  • Les 5 raisons pour lesquelles il faut IMPERATIVEMENT mettre une photo sur votre CV.
  • L’erreur classique qui circule chez 90% des candidats sur la photo de CV… et qui leur est pourtant fatale !
  • 5 exemples de photos que l’on voit sur les CV à ne SURTOUT PAS utiliser (et pourquoi).
  • Un TEST SIMPLE, RAPIDE, GRATUIT pour vérifier en 5 questions si la photo de votre CV est OK… ou si elle va vous éliminer !
  • …et bien plus encore !

Vous l’aurez compris : la photo de CV est un ELEMENT CLEF !… encore faut-il bien la sélectionner !!!

Ces Conseils CV vont vous montrer COMMENT EVITER LES ERREURS FATALES et quels critères respecter pour CHOISIR SANS VOUS TROMPER LA MEILLEURE PHOTO POUR VOTRE CV.

C’est bien évidemment 100 GRATUIT !….

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ET VOUS ? AVEZ-VOUS UNE PHOTO SOURIANTE SUR VOTRE CV ?

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L’Entreprise Heureuse : vers une toute nouvelle fonction ?

Chief-Happiness-Officer

La Gaité Lyrique à Paris vient d’héberger un événement peu commun : les Journées du Bonheur au Travail ! Trois jours entiers de débats, partages et tables rondes pour échanger sur les thèmes du “mieux travailler ensemble”, “épanouissement et performance”…et osons le mot :

                                     le BONHEUR au travail !…  

Car il s’agit bien de cela : travailler ET être heureux. Je fais partie des personnes qui pensent que c’est possible. Lire la suite

Pourquoi ? Parce que je l’ai déjà vécu : j’ai déjà été EXTREMEMENT heureuse au travail. Je me suis déjà tellement éclatée que, sur certains jobs, j’aurais même travaillé gratuitement, si je n’avais pas eu un loyer à payer et quelques rêves onéreux à financer (ça coûte cher d’aller nager avec les baleines !… 😎 .

Je fais AUSSI partie des personnes qui ont, plus tard, été malheureuses au travail, avec cette question insoluble à l’époque : comment est-ce possible que cela m’arrive à moi, une ultra-passionnée par mon métier (les RH à ce moment là) ?

Je constatais autour de moi que personne n’échappait à ce déclin d’enthousiasme, que ce soit “en bas de l’échelle” ou “en haut”, en comité de direction : qu’est-ce qui s’était donc passé pour que l’on arrive collectivement là ?

Qu’est-ce qui avait éteint notre flamme et surtout… comment la rallumer ?  🙄 

J’ai arrêté ma carrière pendant deux ans pour répondre à ces deux questions. Je me suis beaucoup formée et force est de constater que même les formations en coaching complètes et sérieuses, n’apportaient pas une réponse complètement satisfaisante. Je pensais qu’il me faudrait une année pour répondre à cette problématique; il m’en a fallu le double ! Je suis du genre têtue parfois.

Entreprise heureuse : quels constats sur le terrain ?

Aujourd’hui, je constate les choses suivantes :

de nombreuses entreprises se posent ces questions… mais peu ont, ne serait-ce que, le début d’une réponse.

les DRH n’ont pas de réponse non plus et quand ils ont une intuition pertinente, ils n’ont tout simplement pas le temps de l’explorer, absorbés qu’ils sont par l’opérationnel et les urgences du quotidien.

les managers rêvent de rendre leurs équipes heureuses… mais se demandent bien comment faire.

Bref, c’est un vrai casse-tête qui mobilise beaucoup d’énergie… avec peu de résultat.

Les Etats-Unis sont souvent en avance sur nous. Ils rencontrent les problèmes avant nous… et sont déjà en train de les résoudre, quand nous en sommes encore à la phase de les découvrir. Les Etats-Unis sont en train de voir apparaître une nouvelle fonction : Chief Officer of Happiness. Là-bas, on n’a pas peur des mots et on appelle un chat… un chat ! On est averti : le rôle de cette fonction est clair : créer du bonheur.

Comment créer du bonheur me direz-vous ? En s’inspirant de ce qui fonctionne ailleurs. Restons pragmatiques…

Je crois qu’il y a une nouvelle fonction à créer : un rôle dont le but serait de rallumer la flamme à l’intérieur des organisations, à l’intérieur des équipes, à l’intérieur des collaborateurs.

Rallumer le feu et apprendre à entretenir la flamme, une fois a chaleur retrouvée. Ce ne serait pas forcément du plein temps, ni un job pérenne, le but étant d’amener les équipes à leur propre autonomie, mais plutôt une mission de 6 mois à 12 mois, en fonction de la taille de l’entreprise et de l’ampleur des dégâts… ou l’ampleur des nouvelles ambitions pour formuler cela positivement.

Les techniques existent : elles sont au croisement du coaching d’équipes et du coaching des organisation, complété par des outils empruntés à l’Elément Humain, l’Appréciative Inquiry et la Psychologie Positive appliquée au monde du Travail. Les consultants de demain ont intérêt à s’être beaucoup formés et à accepter de ne pas être que des sachants en position haute, mais surtout des facilitateurs au service de l’émergence de l’intelligence collective, en co-construction avec le dirigeant et ses équipes. Je prends les paris que les entreprises qui se distingueront demain seront celles qui auront pris de l’avance sur ces thématiques : re-créer un environnement d’épanouissement professionnel ET de performance collective.

Car OUI, les deux sont possibles !  😉

Quels sont les premiers patrons qui oseront franchir le pas en France ?  🙄 Les paris sont ouverts… Je sais une chose ; je veux travailler pour ces patrons là !!

Vous savez comment me joindre, n’est-ce pas ? 🙄   06 81 22 77 67 !!!… 😆

Et pour alimenter votre réflexion, un extrait des débats de la Gaité Lyrique : le portrait robot de l’entreprise heureuse et libérée :

ps : je sais, j’ai encore du mal à sourire quand je suis concentrée sur ce que je raconte ! C’est un sujet sérieux, la Joie, pour moi !!!…  😆

Happiness at work creation

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Eloge de l’engagement

 

engagement equipe professionnelleDans mon dernier article, j’évoquais le pouvoir de la vulnérabilité.

Or face à un monde changeant et de plus en plus menaçant, que font les entreprises ?

Au lieu d’aider les salariés à mieux vivre l’incertitude et notre incapacité collective à tout prévoir, beaucoup cultivent le déni en remplaçant l’incertain par plus de prévisionnel (plus de reporting, plus de tableaux de bord, plus de nouveaux indicateurs à suivre).

D’autres encore réduisent l’impact de leurs erreurs de gestion dans des campagnes de communication en langue de bois : les pétroliers s’échouent, les centrales nucléaires fuient, la nourriture est de plus en plus toxique, les produits doivent être retirés de la consommation… mais “tout va très bien, Madame la Marquise : tout est sous contrôle”. De qui se moque-t-on ?…  Lire la suite

Je fais partie de ceux qui croient que les temps changent. Je crois que les entreprises qui réussiront demain seront celles qui développeront l’authenticité dans leurs réactions, dans leurs relations devrais-je écrire, que ce soit vis-à-vis de leurs salariés, ou de leurs clients.

Il me semble qu’un des thèmes émergents sur lequel vont de plus en plus se pencher les DRH n’est plus la satisfaction des salariés, mais davantage leur l’engagement (le premier étant dès lors appréhendé comme la conséquence du second, et non plus comme un but en soi).

La satisfaction s’achète. L’engagement se mérite. C’est là toute la différence.

Et pourtant, l’engagement est une valeur en déclin : il suffit de discuter avec un kiné, un médecin, un dentiste pour voir qu’ils sont de plus en plus confrontés à un nouveau fléau: les personnes prennent rendez-vous, “s’engagent”… mais ne viennent pas et n’honorent pas leur parole. Sans aucun complexe, ni état d’âme, les mots ne sont plus suivis par des actes en cohérence. Le sens de l’engagement individuel a disparu. Et ce n’est pas mieux collectivement : essayez simplement de faire démarrer un groupe, de quelque nature que ce soit (groupe de pairs, groupe de travail, groupe thérapeutique) à l’heure : il y en aura toujours en retard ou d’autres avec de “bonnes excuses” pour vous expliquer les raisons pour lesquelles les règles de fonctionnement d’équipe les plus simples et basiques ne s’appliquent pas dans leur cas. Cette capacité à ne pas s’engager vis-à-vis de soi -et donc des autres- me fascinera toujours. Comment peut-on, à ce point, revendiquer une chose… et faire son contraire ?

engagement communautéMais c’est quoi l’engagement ?

En psychologie sociale, l’engagement désigne le lien entre les actes et les décisions d’un individu. Selon la théorie de l’engagement de Kiesler (1971), seuls nos actes -et non pas nos mots- nous engagent vis-à-vis d’autrui. Nos opinions, désirs et revendications ne sont pas visibles, alors que l’action l’est. L’engagement devient de fait l’opération ostentatoire et visible de la pensée.

Selon sa nature, le terme d’engagement recouvre plusieurs réalités : l’engagement spontané, l’engagement durable, l’engagement par intérêt et ’engagement par conviction.

Quelles sont les théories de l’engagement ?

Pour Kurt Lewin et à sa « psychologie de l’engagement, un comportement ne découle pas directement d’une motivation, mais passe en amont par « la décision de se comporter » de telle ou telle manière. Cette décision va limiter les options possibles et figer le décideur sur sa décision initiale : c’est ce qu’il appelle “l’effet de gel” (qu’il illustre par l’exemple d’une personne qui s’engage publiquement à faire quelque chose et se sent dès lors, ensuite « obligée » et tenue de respecter son engagement).

Comment renforcer l’engagement ?

Les  principaux facteurs sont :

  • le contexte de liberté dans lequel l’acte est réalisé : plus un acte est réalisé dans un contexte de liberté, plus il est engageant. Les milieux de contraintes en entreprises, favorisés par la mise en place de beaucoup de contrôle ne sont donc pas propices à l’engagement des salariés. Des études ont d’ailleurs mis en évidence le lien direct entre le contrôle et la baisse de l’engagement.
  • le caractère public de l’acte : un acte est d’autant plus engageant qu’il sera réalisé publiquement. Il convient d’abandonner l’idée d’un acte dont l’anonymat serait garanti, au profit d’une authenticité des actions et des pensées clairement assumées.
  • le caractère explicite de l’acte: un acte explicite est plus engageant qu’un acte implicite ou ambigu. A bons entendeurs…
  • l’irrévocabilité de l’acte: un acte irrévocable est plus engageant qu’un acte qui ne l’est pas ou qui serait limité dans le temps.
  • la répétition de l’acte : un acte répété est plus engageant qu’un acte qu’on ne réalise qu’une seule fois.
  • les conséquences de l’acte : un acte est d’autant plus engageant qu’il est lourd de conséquences et d’implications.
  • le coût de l’acte : un acte est d’autant plus engageant qu’il est coûteux en moyens, que ce soit en argent, en temps, en énergie, en émotions.
  • les raisons de l’acte : un acte est d’autant plus engageant qu’il ne peut être imputé à des motivations extérieures (telles qu’une promesse de récompenses, une menace de punition) et qu’il peut être imputé à des raisons internes (ex : des valeurs personnelles, des traits de personnalité).

Nul doute que l‘engagement est -et deviendra- une thématique récurrente dans le contexte actuel. Vouloir positionner ses clients et prospects au centre des campagnes est légitime. Positionner ses salariés au centre de ses préoccupations devrait l’être également : on ne fait des clients heureux qu’avec des salariés épanouis, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant.

Les entreprises de demain seront humaines ou ne seront pas. De mon point de vue, seules celles capables de susciter l’engagement de leurs salariés prospèreront.

Je pose une question : à quand une fonction dédiée à l’engagement au sein des entreprises ? A quand l’engagement comme acte stratégique de réussite ? Les Etats-Unis l’ont déjà compris et commencent à intégrer cette fonction au sein de leurs organisations : on commence à voir fleurir outre Atlantique, des Vice Présidents dédiés à l’engagement des salariés, qui siègent au Codir, à côté du VP HR.

Et si l’engagement était la pierre angulaire de la satisfaction des salariés ?

Et vous ? Quel est votre rapport à l’engagement ? Qu’est-ce qui vous motive en profondeur et vous lie ?

engagement lettres

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Eloge de la confidentialité

 

confidentialité les trois singesPour ceux qui ne seraient pas au courant, aujourd’hui, c’est lundi de Pâques !  😆 Autour de moi, Pâques évoque souvent la résurrection, le renouveau, le changement. Personnellement, Pâques m’évoque aussi la trahison de Judas. Je suis allergique à la trahison. Allergique est un mot faible. Moi qui ai du mal à me mettre en colère, si il y a bien quelque chose qui me fait sortir de mes gonds, c’est quand quelqu’un ne respecte pas une promesse, une parole donnée.

Cela m’exaspère d’autant plus, quand cela se produit dans un environnement tenu par le secret professionnel dans lequel la confidentialité n’est pas négociable.

Cela m’est arrivé récemment : après un stage Elément Humain et suite à quelque indiscrétion qui m’était revenue, j’ai dû rappeler à l’animatrice quelques mois plus tard, qu’elle s’était engagée solennellement le premier jour devant le groupe, “à ne RIEN révéler de ce que nous allions vivre” et “à ne pas évoquer notre expérience devant une personne qui nous connaîtrait”… engagement sans ambiguïté que visiblement, elle avait oublié, pour moi comme pour d’autres, emportée par son propre mécanisme de défense (en l’occurrence “le Demandeur”). Quand on connait le degré d’intimité que l’on partage en phase 1 d’une formation Elément Humain, il y a de quoi se mettre en colère… 👿 …et venir interpeler mes projections (positives) sur les gens, projections dignes du plus confiant des Labradors ! 🙄 Lire la suite

sTOP SECRETIl n’y avait pourtant qu’une seule chose à faire, a priori EXTREMEMENT simple : SE TAIRE. Cela m’a rappelé mes débuts en RH où une DRH de quinze ans mon ainée m’avait un jour dit : Pour la confidentialité, il y a une règle d’or hyper simple : tu fermes ta g***** et c’est tout.”. C’était un conseil direct, clair et dont j’ai souvent mesuré la pertinence dans ma carrière. De mon expérience, les (vrais) thérapeutes sont plus vigilants sur ce point.

Alors petit rappel pour les coachs, les managers, les salariés, bref tous ceux qui se demandent :  “jusqu’où se taire ?…”. Voilà ce que l’on apprend / révise en Gestalt :

Petit historique du secret professionnel :

Le secret professionnel ne date pas d’hier. 300 avant JC, Hippocrate déclarait déjà : “Ce que tu as appris de ton malade, tu le tairas EN TOUTES CIRCONSTANCES.”. Cela fait donc plus de 2000 ans que la règle est archi claire, sans la moindre ambiguïté.

Le nouveau code pénal applicable depuis 1994 est tout aussi clair qu’Hippocrate : la violation du secret conduit à une sanction pénale (cf. article 226-13 du Code Pénal): “La révélation d’une information à caractère secret, par une personne qui en est dépositaire, soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.” Il n’y a visiblement pas que moi qui considère comme sérieux de trahir un secret : en France, c’est du pénal… et ça ne rigole pas.  🙄

Quelles sont les limites du secret ?

Il existe trois cas d’autorisation de levée du secret :

– la révélation de sévices ou privations à l’encontre de mineurs de moins de 15 ans ou de personnes hors d’état de se protéger,

– la transmission avec accord de la victime d’éléments permettant de présumer de l’existence de services sexuels,

– le témoignage d’une preuve d’innocence pour une personne détenue.

Les seules obligations de levée du secret sont dans les cas d’obligations d’assistance à personne en danger ou dans celui d’une infraction de recel de criminel.

Dans la pratique professionnelle, des éléments peuvent être révélés dans les cas suivants:

en supervision, notamment pour les thérapeutes, car le secret peut être lourd à porter et conduire à des écueils encore plus graves que sa divulgation dans ce cadre sécurisé qui est, lui aussi, confidentiel.

– dans la rédaction de notes ou de dossiers en cas de partenariat et de travail pluridisciplinaire ou inter-institutionnel, pour venir en aide à des personnes ou familles en difficultés

– dans certains cas de prises en charge d’enfants

– en institutions

Même dans ces contextes, il importe d’expliciter, de maintenir et de partager une ligne de conduite qui vise à rester discret, respectueux, précautionneux et à observer un devoir de réserve.

Dans tous les autres cas, que ce soit en milieu thérapeutique et/ou dans un cadre de formation et/ou de coaching, la règle est simple et non négociable : ne RIEN divulguer.

Et pas de chance pour ceux/celles qui essaient de se trouver des excuses à leur manque de confidentialité en justifiant qu’ils “n’ont pas dit des choses importantes” (qui d’autre peut juger de l’importance de qui est révélé, si ce n’est la personne concernée ?… ) : le “RIEN” est une notion binaire, le RIEN n’est pas “négociable”. 

RIEN, c’est vraiment RIEN. Ce n’est pas “un peu” …et personne n’aurait la même définition de ce “un peu”. C’est pour une fois, un concept archi simple, que même un enfant peut comprendre.

RIEN, c’est vraiment RIEN.

Et vous ? Avez-vous déjà rencontré des problèmes de confidentialité avec un formateur, un coach, un thérapeute ?… Quelle est votre expérience ?

secret

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Eloge de la gentillesse.

 

gentillesse coeurLa gentillesse est, de mon point de vue, une qualité qui n’est pas assez reconnue, que ce soit dans la vie de tous les jours et ne parlons pas du monde de l’entreprise où la gentillesse est parfois même une tare…

N’avez-vous jamais entendu dire d’une personne “qu’elle est gentille”…, sous-entendu “pas très fûtée” (le petit sourire en coins en dit alors souvent long sur ce qu’il faut entendre ou comprendre). Cela m’a toujours étonnée qu’une si belle qualité soit ainsi détournée de son sens initial. Dans le monde d’aujourd’hui, être gentil ne serait donc pas une qualité enviable ?

En entreprise, a-t-on déjà vu un entretien de progrès qui, dans son processus d’évaluation annuelle, prendrait en compte le fait que les collaborateurs aient fait preuve de gentillesse les uns vis-à-vis des autres ?… Les managers s’évertuent à évaluer les savoirs, les “savoir faire”, les “savoir-être”…. mais la gentillesse ? ….jamais ! Et pourtant, n’est-ce pas la gentillesse qui maintient le monde à flots ?…

D’ailleurs savez-vous pourquoi certains ne sont pas gentils ?  Lire la suite

Selon un sondage paru dans la Provence : 20 % : n’y arrivent pas (!!), 29 % : manquent de temps, 32 % : ont peur de se faire envahir et 41 % : peur de se faire avoir ou de passer pour un imbécile.

Au risque de paraître ringarde, j’avoue que j’aime les gens gentils. Les personnes dotées de gentillesse me touchent vraiment et m’inspirent. La gentillesse, c’est contagieux et c’est tant mieux. Si je devais classer les qualités humaines, je placerai la gentillesse bien avant l’intelligence… (et pourtant Dieu sait que j’aime les gens intelligents !!!…).

Pour rendre à la gentillesse ses lettres de noblesse sur ce blog, je vous propose de regarder ci-dessous la vidéo de la chanson “One day”, dont le clip illustre ce que la vie de tous les jours serait si les gens s’entr’aidaient en chaîne.

On se prend à rêver, comme dans le film “Un Monde Meilleur” (de Spielberg) que la gentillesse entraîne la gentillesse et que si tout le monde passe le relai, une meilleure humanité est possible, accessible, assez facilement finalement.

Il ne tient qu’à nous d’être des ambassadeurs de la gentillesse…

Je vous laisse découvrir dans ce clip, la vie comme elle devrait être… et comme elle est parfois, fort heureusement.

Et vous ? Que pensez-vous de le gentillesse ? Trouvez-vous qu’il s’agit d’une vraie qualité ? Y êtes-vous sensible ?

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TEST : mesurez votre Burn-out (ou épuisement professionnel).

Dans mon article précédent sur le Burn Out (lire : Le Burn- Out (ou épuisement professionnel) : comment l’éviter ?), je vous expliquais que pour les médecins, le syndrome du Burn-Out se définit par une triade: épuisement émotionnel, dépersonnalisation et faible accomplissement personnel. Quand les trois sont réunis, le cocktail explosif est prêt pour un effondrement soudain qui peut survenir n’importe quand.

Aujourd’hui, je vous propose un test d’auto-évaluation de votre Burn-out (adapté du test de Maslach, la scientifique ayant identifié ce stress professionnel il y a vingt ans), pour mesurer ces trois symptômes du Burn-Out.

Pour évaluer votre degré de Burn Out, donnez à chaque affirmation une note en fonction de votre ressenti :

0 = Jamais
1 = Quelques fois par an
2 = Une fois par mois
3 = Quelques fois par mois
4 = Une fois par semaine
5 = Quelques fois par semaine
6 = Tous les jours

Lire la suite

Mesurez votre épuisement professionnel :

  •          Je me sens émotionnellement vidée par mon travail.
  •          Je suis sur les nerfs en fin de journée.
  •          Je me sens fatiguée dès le réveil quand je me lève le matin et que je dois affronter une nouvelle journée de travail.
  •          Travailler avec des gens tout au long de la journée me coûte et me demande beaucoup d’efforts.
  •          Je sens que je craque à cause de mon travail.
  •          Je me sens frustrée par mon activité professionnelle.
  •          Je sens que je travaille trop ou trop dur.
  •          Travailler au contact direct avec les gens me stresse trop.
  •          Je me sens au bout du rouleau.

Mesurez votre dépersonnalisation :

  • Je me sens que je traite certains de mes interlocuteurs (patients, clients, élèves, collègues, etc.) de manière impersonnelle, comme s’ils étaient des objets.
  • Je crains que mon travail ne m’endurcisse émotionnellement.
  • J’ai l’impression que mes interlocuteurs me rendent responsables de certains de leurs problèmes.

Mesurez votre accomplissement personnel :

  • Je comprends facilement ce que ressentent les bénéficiaires de mon travail (patients, clients, élèves, collègues, etc.).
  • Je m’occupe très efficacement des tâches que l’on me confie.
  • J’ai l’impression d’avoir une influence positive sur les personnes à travers mon travail.
  • Je me sens plein d’énergie.
  • J’arrive facilement à créer une atmosphère détendue au travail.
  • Je me sens revigorée quand j’ai été proches de patients, clients, élèves, collègues, etc.
  • J’ai accompli beaucoup de choses qui en valaient la peine dans mon activité professionnelle.
  • Dans mon travail, je traite les problèmes émotionnels avec beaucoup de calme.

TEST D’EVALUATION DE VOTRE BURN OUT : calculez vos RESULTATS

Epuisement professionnel

Total inférieur ou égal à 17 : Tout va bien.

Total compris entre 18 et 29 : Prenez garde.

Total égal ou supérieur à 30 : Il faut réagir sans attendre.

Dépersonnalisation

Total inférieur ou égal à 3 : Tout va bien.

Total compris entre 4 et 7 : Prenez garde.

Total égal ou supérieur à 8 : Il faut réagir sans attendre.

Accomplissement Personnel

Total supérieur à 40 : Tout va bien.

Total compris entre 34 et 39 : Prenez garde.

Total inférieur à 34 : Il faut réagir sans attendre.

 

ATTENTION !

Un score élevé aux deux premiers symptômes et faible à la troisième échelle est un signe d’épuisement professionnel marqué !… Il est temps de réagir et de consulter votre médecin.

Et vous, où en êtes-vous en matière de burn-out ? Combien avez-vous eu de points à cette évaluation ? Ce test vous a-t-il paru utile ? Votre avis  m’intéresse !…

N’hésitez pas à commenter cet article…

 

 

Le Burn Out (burnout ou syndrome de l’épuisement professionnel) : comment l’éviter ?

Le Burn Out (burnout ou “syndrome de l’épuisement professionnel » en français dans le texte) est le fléau des temps modernes, qu’il est pourtant possible d’éviter.

Eviter le Burn Out ? Oui, à condition d’en connaître les signes avant-coureurs, les premiers symptômes…et d’en tenir compte !

Pour les médecins, le syndrome du Burn Out se définit par une triade : épuisement émotionnel, dépersonnalisation et faible accomplissement personnel. Quand les trois sont réunis, le cocktail explosif est prêt pour un effondrement soudain qui peut survenir n’importe quand.

Mais rassurons-nous : ce stade ultime ne s’installe pas en quelques jours… Lire la suite

Quels sont les symptômes de l’épuisement professionnel ?

Avant de réaliser l’état de tension permanente que nous subissons et d’en être totalement conscients, le corps envoie souvent ses premières alertes : une fatigue anormale dès le matin, des troubles digestifs (gastriques ou intestinaux), des douleurs dorsales ou articulaires, des migraines ou une irritabilité croissante sont autant de signes à prendre au sérieux.

Des problèmes de concentration ou de mémoire, des crises de larmes incontrôlées, un sentiment de vide intérieur ou d’impuissance sont aussi parmi les troubles fréquents. Quand notre corps envoie des SOS, savons-nous l’écouter ?

Comment éviter l’épuisement professionnel ?

Le Burn Out peut être évité en :

– regardant la cause du problème en face. En effet, ignorer la cause réelle du problème peut sérieusement dégrader le psychisme. Il est primordial de réaliser que l’on n’est pas responsable, mais victime d’une organisation (devenue) inhumaine, le plus souvent due à une erreur de management global. Il convient dans ce cas de reconnaître ses limites : aucun effort ne sera suffisant.

– Il est alors indispensable de protéger son énergie vitale grâce à la préservation de « sas de décompression », de repos, de sport et de toute autre activité artistique ou culturelle valorisante.

– préserver sa vie sociale et familiale est un élément clef. Plus notre travail nous mine, plus il est important de conserver une vie à côté, même si la tendance naturelle est en général inverse et consistera davantage à céder à la pression de l’employeur.

– Pour éviter le burn-out, il est indispensable de ne pas attendre d’être à bout, totalement épuisé par un travail qui, rappelons-le, doit rester une source d’épanouissement personnel. Il est important de ne pas céder à cette « fierté mal placée » qui nous pousse à continuer…en serrant les dents.

Que faire en cas de (début de) Burn-Out ?

En cas de burn-out (ou de ses premiers signes avant coureurs), il ne faut pas hésiter à se faire aider par une personne de confiance : un collègue, un délégué syndical, un représentant du personnel, un membre du CHSCT ou votre DRH pourra vous conseiller et vous inciter à consulter tant qu’il est encore temps, un médecin que ce soit votre généraliste ou votre médecin du travail.

Une approche thérapeutique pourra vous aider à prendre du recul, y voir clair et vous encourager dans un projet autre.

Dans le travail, comme en amour, parfois le plus grand courage, c’est la fuite !!….

Et vous, où en êtes-vous en matière de burn-out ? L’avez-vous déjà vécu ??… Votre expérience m’intéresse !…

SI VOUS SOUHAITEZ MESURER VOTRE BURN OUT, CLIQUEZ ICI 

Si vous avez besoin d’aide, je suis à votre service : je suis formée au coaching, mais aussi à la psychothérapie Gestalt. Appelez-moi : 06 81 22 77 67.

N’hésitez pas à commenter cet article !…

Les Clefs du Succès selon Steve Jobs

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Pour découvrir quelques “clefs du succès” (un sujet qui m’a toujours passionnée), autant demander à ceux qui ont déjà réussi et réfléchi à la question… comme Steve Jobs par exemple !

Cela n’étonnera personne que Steve Jobs mentionne en premier la passion. “Rien de grand dans ce monde ne s’est réalisé sans passion.” Si l’idée n’est pas nouvelle, elle est toujours d’actualité et Steve Jobs insiste bien sur l’idée qu’on ne peut persévérer qu’en étant ABSOLUMENT passionné par ce que l’on fait….surtout en cas d’échecs, quand la norme serait d’abandonner, de passer à autre chose.  Lire la suite

“Faire ce que l’on aime”, une évidence… qu’il est cependant bon de rappeler en temps de crise, où il serait si facile de céder aux compromis… La passion permet de ne pas abandonner. “NEVER GIVE UP !”, encore et toujours.

“If you don’t love it, you gonna fail… So you’ve got to love it, you’ve got to have passion !…”.

La deuxième clef pour réussir que souligne Steve Jobs est la capacité à identifier et à recruter les talents. 

“No matter how smart you are, you need a team of great people.”

Etre intelligent, avoir des idées brillantes ne suffit pas. Il faut savoir s’entourer de gens compétents sur lesquels il est possible de s’appuyer et de déléguer en confiance. Voilà qui devrait faire réfléchir les dirigeants -et ils ont encore (trop) nombreux- à considérer la fonction RH comme une fonction administrative, tout juste bonne à rédiger les contrats de travail quand tout est décidé….par des managers ne sachant pas recruter.

“…cause you need GREAT people around you.” Une conclusion comme celle-ci ne peut que venir que de quelqu’un ayant compris l’importance des ressources humaines au coeur de la stratégie d’entreprise.

Et vous ? Qu’avez-vous penser de cette vidéo ? Quels sont selon vous les clefs de la réussite ?

Laissez-moi votre commentaire ! Cela m’intéresse…

Les gestes qui nous trahissent en vidéo : quand le corps parle au-delà des mots…

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Les gestes qui nous trahissent” ont été maintes fois répertoriés et étudiés dans les livres, le plus souvent illustrés par des photos ou encore par des dessins.

L’idée est d’expliquer ce que le corps, ce grand bavard, dit malgré nous…et de donner une clef supplémentaire pour comprendre l’autre dans ce qu’il dit….et encore plus intéressant, aussi dans ce qu’il ne dit pas.

Cette petite vidéo (de seulement une minute et demi) décrypte trois situations de la vie de tous les jours et décode quatorze geste courants, le plus souvent inconscients.

Repérer les gestes qui (nous) trahissent et les déchiffrer peut vite devenir un jeu, puis un outil redoutable pour compléter le langage parlé et tout ce que vous aurez perçu en sus, dans la richesse du non-verbal.

Une approche intéressante en complément d’une écoute active…car le corps parle bien souvent au-delà des mots….

Et vous ? Quels sont gestes qui VOUS trahissent ? QU’avez-vous pensé de cette vidéo ?

N’hésitez pas à laisser votre avis ou un commentaire !… Merci d’avance.

Reconnaître les Pervers Narcissiques et s’en défendre

reconnaître les pervers narcissiquesComment reconnaitre les Pervers Narcissiques qui sont parmi nous ?

Il y a vingt ans, pour progresser en entreprise, il fallait savoir composer avec les « personnalités difficiles » (entendez par là, ces fous furieux, souvent à des postes de management, qui gueulaient pour tout et n’importe quoi en permanence… des sacrés pénibles malheureusement souvent aussi, très intelligents…)

Il y a dix ans, ces caractériels étaient passés de colériques à manipulateurs sachant composer sur la gamme affective.

Depuis quelques temps, le paysage psychologique est devenu encore plus complexe, avec l’apparition de manipulateurs d’un nouveau genre, encore pire : les Pervers Narcissiques (ou PN pour les intimes), de plus en plus présents en entreprises.

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Qu’est-ce qu’un Pervers Narcissique ?

La perversion narcissique consiste à employer des moyens retors afin de satisfaire des pulsions de prédation morale et de combler une faille psychologique béante et un vide intérieur infini.

Comment reconnaître un Pervers Narcissique au bureau ?

Dans la vie professionnelle, le collègue exquis des débuts se dévoile peu à peu sous un nouveau jour et une dureté de ton qu’on ne lui soupçonnait pas. On croyait bien le connaître mais non, il se révèle au fur et à mesure dans sa « dangereuse étrangeté » (selon l’expression du psychanalyste Paul-Claude Racamier, fondateur du concept de pervers narcissiques en 1987).

Là où il y avait les rabat-joies, le Pervers Narcissique va plus loin : c’est un « rabat-vie ». « Il ne veut pas que l’autre ait confiance en soi, il fait vaciller la flamme. C’est un extincteur de vie. », décrit fort justement la journaliste Anne Crillon.

Seule la blessure d’orgueil fera souffrir un PN qui, sous son angélisme de façade, sera impassible, jamais affecté par quoi que ce soit, même s’il prétendra parfois le contraire.

Le manque d’empathie est central à la personnalité du Pervers Narcissique. Il insufflera le chaud et le froid dans une subtile alternance de maltraitance et de fausse bienveillance. Feindre d’avoir des sentiments ou une sensibilité qu’il sait inexistants fait partie de ses compétences. C’est un insatisfait chronique qui ne supporte pas le bien-être d’autrui et dont il jalouse la vie intérieure qu’il n’a pas.

Il ne faut attendre de lui ni remords, ni culpabilité. Face au mal qu’il crée, il ne ressent aucune peine, au mieux de l’indifférence, au pire de la jouissance. Sa psychologie repose sur le postulat qu’il n’a jamais tort. En conséquence, il ne présentera jamais d’excuses sauf par stratégie et dans ce cas, du bout des lèvres, jamais avec le cœur, jamais sincères et pour cause : toute sa structure interne repose sur le déni.

Une des caractéristiques majeures du Pervers Narcissique est la critique permanente des autres, le dénigrement constant, les allusions insidieuses souvent sous forme d’ironie et de commentaires cinglants ou sarcastiques. L’autre est quotidiennement rabaissé, humilié, doucement mais surement, par estocades régulières, soit en direct, soit pire encore, dans son dos.

Seul son patron trouvera grâce aux yeux du Pervers Narcissique, là encore par stratégie. Il sera sadique avec ses collègues mais poli, voire obséquieux envers son boss jusqu’à  feindre l’affection pour l’amadouer et parvenir à ses fins : la construction d’une image sociale suffisamment valorisante pour compenser sa crispation morbide intérieure. Même un patron très intelligent pourra se faire berner par ce comédien né dont l’intelligence sociale saura dicter les mots à dire, les attitudes à avoir, les émotions à feindre. Ce n’est plus de la compétence, c’est du grand art.

Le manipulé, si brillant soit-il, est souvent incapable d’imaginer une maltraitance qui lui est à ce point, étrangère et c’est ce qui rend cette perversion si difficilement identifiable. Le PN est souvent sociable, intelligent et peut se montrer totalement  fréquentable. Sa crispation morbide peut se concentrer et se suffire d’une proie unique dont il essaiera même, le plus souvent, de se faire passer pour victime (en inversant habilement les rôles). Son statut social et sa rhétorique en tromperont plus d’un car il faut sacrément être averti pour ne pas être trompé par le jeu des apparences, manié ici à la perfection.

Que faire face à un Pervers Narcissique ?

Face à un Pervers Narcissique, inutile de lutter : vous vous épuiseriez avant lui car pas nature, il ne se remettra JAMAIS en questions.

Face à un Pervers Narcissique, tous les psychiatres s’accordent à dire qu’il n’y a qu’une seule et unique réponse : PARTIR.

Et vous ? Quelle est votre expérience des Pervers Narcissiques ? N’hésitez pas à la partager ou à COMMENTER cet article !