Mon premier livre est sur AMAZON !

Hier j'ai enterré ma mère ebookJe me souviens précisément de mes deux rêves d’enfant : travailler sur la Calypso et devenir écrivain. Mes parents m’ont vite expliqué qu’il n’y avait pas de femme à bord de la Calypso et qu’écrivain… ce n’était pas un métier !!… Un loisir, mais pas un métier. J’ai ensuite voulu être prof d’anglais, mais ma mère, institutrice, m’a dissuadée de me diriger vers une carrière d’enseignante. A cours d’idées et voulant faire plaisir à mes parents, j’ai finalement fait une Ecole de Commerce : mes parents pouvaient enfin espérer que « je réussisse dans la vie » !

J’ai passé 45 ans à faire plaisir à mes parents… J’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’ils soient fiers de moi : je me suis même fait financer un Mastère à HEC en Management Stratégique des Ressources Humaines. Mon père est finalement décédé en 1998, avant que je n’oriente ma carrière vers les RH : il ne m’aura jamais vu « réussir ».  Quant à ma mère, elle a été emportée par une crise cardiaque en aout 2014. Mon public a soudainement disparu !… A quoi bon continuer à m’agiter de la sorte ? Pour qui ? Pour quoi ?

Deux ans de thérapie m’ont appris à y voir clair : si j’ai passé tant d’années à vivre la vie que mes parents voulaient pour moi, maintenant qu’ils sont tous les deux morts et enterrés, je peux désormais m’arrêter… et vivre -enfin !- mon propre destin, unique et singulier !…

Ma mère, en décédant, m’a fait redécouvrir l’écriture, brute, authentique, sans chichi. J’ai fait de mon deuil…. un livre sensible et vrai, et de mon chagrin, un témoignage authentique.

Contre toute attente, je le publie aujourd’hui, à quelques jours d’aller signer la vente de ma maison d’enfance et de tourner définitivement la page de mon passé en Lorraine.

Il m’aura fallu quasiment un demi-siècle pour me détacher de mes parents, de leurs attentes sociales, de mes attentes affectives. J’étais prête à échanger une vie entière de labeur et de sacrifices, contre un peu de fierté paternelle et un peu d’amour maternel. J’ai beaucoup travaillé… en vain. Ca n’aura pas été complètement vain : je connais quelques patrons qui ont bénéficié de mes efforts… et j’ai reçu leur salaire en échange.

Mais ça n’aura servi STRICTEMENT à rien quant à mon but secrètement visé : la reconnaissance de mes parents. Là, le bilan est franchement tristounet !!… Si je ne peux pas refaire l’histoire passée, je peux au moins orienter celle à venir : faire en sorte que je vive MA vie… et plus celle des autres !

Vivre ma vie commence par l’écrire, sans fausse pudeur, sans masque : mettre des mots sur ma vie brute, sans fard. Arrêter de protéger ma mère et nommer la maltraitance, la dénoncer pour mieux m’en libérer… et la laisser derrière moi.

Je rends mon passé à l’Univers… et je me ré-approprie mon avenir ! Si le témoignage de la traversée de mon deuil peut en aider certains à mieux vivre le leur, alors l’écrire n’aura pas été totalement inutile.

L’écriture est thérapeutique; la lecture, aussi !

Je fais le voeu que mon témoignage croise la route de ceux à qui il apportera le réconfort : il n’y a pas de hasard…. et parfois, il fait même bien les choses, ce drôle de hasard.

Je remercie par avance celles et ceux qui me feront l’honneur de me lire… Si vous aimez mon témoignage, pensez à aller noter mon livre sur Amazon ! Merci d’avance pour vos  achats, vos soutiens, vos votes et vos commentaires.

La version électronique est en ligne pour 4,49 euros ! Pas besoin d’avoir une Kindle. Il vous faudra juste télécharger l’application (gratuite). La version papier va bientôt suivre.  Encore un peu de patience…

Je vous présente le début de ce voyage au coeur du deuil et de ma vulnérabilité :

« Hier, j’ai enterré ma mère.

Tout ce que j’ai à dire tient dans cette phrase: hier, j’ai enterré ma mère.

Qui y a-t-il de plus à écrire ? Qui y a-t-il de plus à vivre ?

Peut-être ne naissons-nous que pour ceci : pour vivre et enterrer notre mère, pour réaliser que, tant que notre âme n’a pas été broyée, nous n’avions pas vécu.

Je ne suis pas en deuil ; je suis en chagrin.

Un chagrin absolu.

Mes peines d’amour les plus vives font pâle figure à côté de celle-ci. Hier, j’ai enterré ma mère et je vis le plus grand des chagrins qui soit : un chagrin d’amour inconsolable.

Le monde se divise désormais en deux groupes : ceux qui ont perdu leur mère et les autres.

Ceux qui peuvent comprendre et ceux qui s’imaginent pouvoir comprendre.

Quoi qu’imaginent ces derniers, ils sont en deçà. Il est une douleur où il n’y a plus de mots, où il n’y a plus de larmes.

Saurai-je jamais écrire autre chose que cette phrase : hier, j’ai enterré ma mère.

Est-ce qu’il y a assez de silence dans cette phrase ?

Est-ce qu’il y a assez d’effroi ?

Avez-vous perdu votre mère ?

C’est la seule question qui soit.

Ou plutôt : comment avez-vous survécu ?

Faut-il d’ailleurs survivre ?

Donnez-moi une seule bonne raison.

Je croyais être préparée en ayant perdu mon père.

Ce n’était qu’une répétition : un immense chagrin avant une affliction encore plus colossale.

Double peine.

– J’ai des brûlures d’estomac.

Ça brûle en moi, vous comprenez, Docteur ?

J’ai avalé une boule de feu et à chaque fois que je respire, les braises rougeoient en moi.

C’est difficile de vivre comme cela.

Mourir, à côté, cela paraît plus simple : ça ne fait mal qu’une fois.

Une fois et on n’en parle plus. C’est bien fichu, la Mort.

Ma mère est morte en une fois.

Sans prévenir.

Sans préavis.

Le médecin a appelé cela une « mort subite ».

Un autre nom pour désigner une crise cardiaque massive.

Le cœur s’arrête et voilà.

Il s’arrête une fois et on n’en parle plus.

C’est bien fichu, la Mort.

Ma mère est morte dans son sommeil, en rêvant qu’elle vivait.

Même les médecins n’ont rien compris.

Qui y avait-il d’ailleurs à comprendre ?

Il y a la vie et puis c’est fini.

C’est simple: il n’y a RIEN à comprendre.

Vous avez une maman et puis on vous dit : « Le corps est visible ».

Tout ce qui faisait votre mère n’est plus.

Même son corps moelleux et chaud est désormais dur et glacé.

Je vous ai confié ma mère.

Qu’est-ce que vous me rendez là ?

Ce n’est plus ma mère.

Je veux des explications.

Et puis je comprends à votre désarroi, qu’il n’y a strictement RIEN à expliquer.

« La médecine, vous savez… »

 Vous m’aviez dit de ne pas m’inquiéter : « C’est juste un peu de fatigue. »

Juste une fausse alerte : elle sortira lundi.

Elle est sortie lundi.

Morte.

Je suis fatiguée de douleur, éreintée de chagrin et de larmes.

Ma mère s’est arrêtée de respirer et c’est moi qui suis en apnée.

Une mère, c’est comme l’oxygène : quand on en a, on ne s’en rend pas compte.

C’est quand on n’en a plus que l’on suffoque.

Je suffoque. »

Pour commander mon livre : CLIQUEZ ICI !

ET VOUS ? QUELS SONT VOS RESSENTIS, VOS EMOTIONS EN LISANT CE TEXTE ?

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Le Blog du Coaching est sur YouTube !

Happiness whatever good for your soulC’est parti mon kiki : le Blog du Coaching est sur Youtube ! Après 129 articles divers et variés, j’ai décidé de me lancer dans la video ! Je me suis dit que vous étiez sans doute comme moi : après une longue journée de travail, j’ai davantage envie de suivre une vidéo que de me plonger dans un article, aussi intéressant soit-il !!..

Du coup, je vais désormais alterner articles et vidéos dans mon blog… dès que j’aurai compris comment fonctionne ce matériel de geek et comment monter tout cela !

Je vais avoir besoin de vos encouragements, car l’informatique a le don de m’énerver très rapidement, surtout quand cela ne marche pas… Allez savoir pourquoi : je suis capable de rester ZEN dans les embouteillages…. mais PAS face à un ordinateur qui me résiste !!!…

En attendant les vidéos diverses et variées sur tout un tas de sujets passionnants (comme l’Appreciative Inquiry par exemple), je vous présente le générique de ma chaîne YouTube, monté avec mes petites mains, toute seule comme une grande :

ET VOUS ? QUELS SONT LES THEMES QUE VOUS AIMERIEZ QUE JE TRAITE EN VIDEO ? QU’EST-CE QUI VOUS FERAIT PLAISIR ?

Lâchez-vous, c’est GRATUIT !!… 😆

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Eloge des mères

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La Fête des Mères me donne l’occasion de partager avec vous l‘un des plus beaux textes écrits sur le lien qui nous lie à notre mère.

C’est un extrait du livre « Fort comme la Mort » de Guy de Maupassant, qui traduit bien, à mon sens, ce lien viscéral, archaïque, comparable à nul autre, et dont il est ensuite si difficile de faire le deuil.

Depuis que j’ai perdu ma mère (en août 2014), beaucoup de personnes ont partagé avec moi, le traumatisme qu’a été pour elles, de perdre la leur. J’ai vu beaucoup de regards se mouiller, de larmes rouler sur les joues, à l’occasion de ces confidences intimes.

Bien sûr, il y a tous ceux qui ne sont ni en contact avec leurs ressentis, ni avec leurs émotions, et qui vous expliqueront que cela ne leur a pas fait grand chose (et pour cause, le déni coupe de tout : c’est précisément sa fonction que de nous défendre de nos ressentis désagréables et de nous éviter de vivre l’insupportable).

Une grande majorité vous diront néanmoins, qu’il y a peu d’événements dans leur vie avec « un avant » et avec « un après »…. et que celui-ci en fait partie.

Quand le deuil est compliqué (et il l’est d’autant plus que la relation l’a été avec la personne défunte), il faut un vrai accompagnement thérapeutique pour le deuil, que peu de psychothérapeutes savent proposer et ce, pour que la douleur s’apaise, car le temps seul refoule et enfouit, mais ne guérit pas.

Voici donc ce texte que j’avais prévu de publier l’année dernière et que j’avais complètement oublié dans les articles prêts à paraître de mon blog.

Je le dédicace à tous ceux qui pleurent leur mère.

« On aime sa mère presque sans le savoir, sans le sentir, car cela est naturel comme de vivre ; et on ne s’aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu’au moment de la séparation dernière. Aucune autre affection n’est comparable à celle-là, car toutes les autres sont de rencontre, et celle-là est de naissance ; toutes les autres nous sont apportées plus tard par les hasards de l’existence, et celle-là vit depuis notre premier jour dans notre sang même.
Et puis, et puis, ce n’est pas seulement une mère qu’on a perdue, c’est toute notre enfance elle-même qui disparaît à moitié, car notre petite vie de fillette était à elle autant qu’à nous. Seule elle la connaissait comme nous, elle savait un tas de choses lointaines, insignifiantes et chères qui sont, qui étaient les douces premières émotions de notre cœur.
A elle seule je pouvais dire encore : Te rappelles-tu, mère, le jour où ?. .. te rappelles-tu, mère, la poupée de porcelaine que grand’maman m’avait donnée ? Nous marmottions toutes les deux un long et doux chapelet de menus et mièvres souvenirs que personne sur la terre ne sait plus, que moi.
C’est donc une partie de moi qui est morte, la plus vieille, la meilleure. J’ai perdu le pauvre cœur où la petite fille que j’étais vivait encore tout entière. Maintenant personne ne la connaît plus, personne ne se rappelle la petite Anne, ses jupes courtes, ses rires et ses mines. »

            Fort comme la mort (Guy de Maupassant)

Pour l’accompagnement thérapeutique du deuil, je recommande sans réserve,  le stage « Traverser » de Martine MASSON (Gestalt-Thérapeute) : ce stage particulièrement puissant et efficace, se déroule tous les ans à Paris, pendant le week-end de la Pentecôte. Pour en savoir plus (ou pour vous inscrire), contacter la en direct au : 06 60 98 73 47.

Contrairement à certaines croyances tenaces, il est possible de sortir du deuil et d’arrêter d’avoir mal… même pour sa mère !  🙂

Par loyauté, certains font le choix de rester dans le chagrin. Pour les autres, appelez Martine !… 😆

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir… (Jacques BREL) – La version complète !

a dream is all you need« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser queques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil,
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour,
car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable. »

(Jacques BREL)

J’ai récemment reçu un joli message d’un couple de retraités bretons qui me demandait de republier ce texte pour 2016. Voilà qui est fait !  😆

En le relisant, je me pose tout un tas de questions que je vous livre en vrac : Lire la suite

Quels sont mes rêves pour 2016 ? quels sont mes rêves professionnels et quels sont mes rêves personnels ? Comment vais-je alimenter mon envie pour qu’elle ne s’amenuise pas avec le temps ? Comment vais-je aimer davantage et mieux ? Que faut-il que j’oublie pour mieux vivre au quotidien ? Quelles passions ai-je envie de nourrir ? Comment vas-je créer plus de silence, plus de temps avec moi-même en conscience ? Où vais-je me réveiller entourée d’oiseaux, matinaux et joyeux ? Avec quels enfants vais-je redevenir insouciante et rieuse ? Comment vais-je mieux accueillir l’autre dans sa différence et reconnaître son mérite et sa valeur singulière ? Comment vais-je faire pour résister à l’enlisement et ne pas être indifférente au Monde qui m’entoure, sans me laisser trop atteindre non plus, quand il devient barbare ? Que vais-je mettre en place pour ne jamais renoncer à tout ce qui est cher à mes yeux : la recherche, l’aventure, la Vie, l’Amour ? Comment vais-je faire de mon quotidien, une magnifique aventure ? Comment vais-je être davantage moi, fière et heureuse de l’être ? Comment vais-je faire de mon Destin, un chemin de Vie, plus libre et heureux ?

Je vous souhaite de trouver des réponses – VOS réponses- à toutes ces questions… et j’en profite pour remercier toutes celles et ceux qui m’accompagnent sur mon chemin et me soutiennent dans l’émergence de mes propres réponses singulières, en pleine conscience. (Petit clin d’oeil au passage aux M&M’s qui se reconnaitront… 😆 )

Merci à toutes celles et ceux qui m’aident à devenir de plus en plus libre et heureuse : c’est un immense cadeau que de vous avoir à mes côtés dans le déploiement de ma propre humanité.

live-your-dreams-and-never-give-up

Et vous ? Quels sont vos voeux pour 2016 ??…. Pour les autres ? Pour vous-même ?
QUE (VOUS) SOUHAITEZ-VOUS ?….

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Chief Happiness Officer (CHO) : un rôle stratégique pour demain ?

 

Chief-Happiness-OfficerChief Happines Officer, c’est quoi ? Juste une nouvelle mode outre-Atlantique ou une tendance de fond ? Et c’est quoi la différence avec un DRH ? En management et en particulier sur les notions de leadership, les Etats-Unis ont souvent quelques années d’avance sur nous. Internet et les nouveaux moyens de communication n’ont, curieusement, pas beaucoup rapproché nos continents dans nos manières de penser, ni accéléré la contagion des pratiques managériales, même pour les bonnes !… Les Français seraient-ils d’irréductibles réfractaires au changement ? Quand on voit l’état d’avancement du dialogue social en France, ainsi que les pratiques de management parfois encore très paternalistes en place, il y a de quoi se poser des questions… Lire la suite

Comme toujours, l’un des critères qui fera la différence entre les entreprises qui réussiront et les autres, sera, entre autres, la capacité à se remettre en questions dans les façons de fonctionner et de penser, et osons le mot, dans la façon de gouverner les entreprises. Combien de CEO pensent sincèrement que les hommes sont importants et qu’il faudrait s’en occuper autrement, mais qui n’osent pas, pour autant, recruter un DRH porteur d’un nouveau souffle, avec une vraie vision et des idées innovantes, idées qui viendront nécessairement bousculer un peu leurs habitudes. Changer, oui… mais pas trop : il y a encore de l’avenir pour les DRH-pots-de-fleurs que cela ne dérange pas d’être de gentils exécutants.

C’est sous-estimer le bénéfice qu’aurait à retirer toute entreprise au niveau de sa performance, en s’entourant d’une vraie fonction RH business-partner qui bousculerait les façons caduques et usées de fonctionner.

La Joie a disparu des entreprises. Tout le monde en conviendra : il y avait beaucoup plus de rires et d’énergie dans les bureaux il y a 15 ans qu’aujourd’hui. La faute à la crise ? Pas seulement. C’est pourquoi, pour y remédier, les USA, dans leur grand pragmatisme, ont créé une nouvelle fonction : un Directeur Général du Bonheur, reportant directement au CEO, tant le rôle a été jugé comme stratégique.

Attention, il ne s’agit pas de recruter un G.O. type Club Med au sein du Codir. L’idée est davantage de recréer les conditions d’un épanouissement et d’un engagement fort des collaborateurs au service d’une performance économique durable.

Chief Happiness Officer (CHO) : quel rôle exactement ?

Martin Seligman, considéré comme l’un des fondateurs et piliers de la psychologie moderne a quelques idées sur la question : selon lui, l’environnement professionnel doit favoriser les émotions positives (plutôt que le stress et le burn out), l’engagement (et la sensation de ‘’flow’’ qui en découle quand on ne ressent plus le temps passé) et être porteur de sens (au delà du sens de la simple progression du chiffre d’affaires).

Pour ce faire, il est nécessaire de rendre aux salariés, une autonomie forte (au service des activités core-business), une contribution diversifiée (via le développement des talents), du lien authentique entre les salariés (via une organisation collaborative développée par des méthodes telles que l’Appreciative Inquiry par exemple), une forte estime de soi (renforcée par un feedback encourageant et soutenant). Bref, tout cela s’organise très professionnellement, encore faut-il avoir été formé pour le faire : ne s’improvise pas Chief Happiness Officer qui veut.

Un bon CHO sera nécessairement un leader doté d’une vision stratégique, formé aux techniques collaboratives et capable de mettre en place une organisation au service de l’innovation, de l’intelligence collective et d’une performance pérenne.

Et c’est là que le bât blesse : le DRH est une personne de choix pour cette évolution, encore faut-il qu’il ait envie de changer lui-même (avant d’accompagner le changement des autres)… et cela prend du temps, du budget, de l’accompagnement, bref, un vrai travail sur soi en sus de l’apprentissage des nouvelles méthodes collaboratives anglo-saxones.

« Soyons le changement que nous voulons voir dans le Monde ». Parfois, je me prends à rêver d’un CEO qui ferait sienne cette citation de Gandhi….et qui, à l’instar de certains patrons inspirants pour lesquels j’ai eu le bonheur de travailler, seraient non seulement de bons dirigeants, mais aussi des figures modélisantes en termes de valeurs et de comportements dans la relation à l’autre. J’imagine déjà la moue dubitative de certains d’entre vous devant mes attentes…

Les petits chefs resteront sans doute des petits chefs, je ne parle pas de ceux là. J’évoque plutôt ces dirigeants qui ont conservé l’intelligence du Cœur, aux côtés de l’intelligence économique et stratégique…et là, je suis sure qu’il y en a, car il m’arrive même d’en croiser ! Je fais le pari que ce sont ces CEO qui, en visionnaires précurseurs, ouvriront la voie des premiers Chief Happiness Officer en France. Chief Happiness Officer (CHO) : un rôle stratégique pour demain ? Non, un rôle stratégique pour aujourd’hui. Affaire à suivre !

Le Bonheur au Travail

ET VOUS ? QUEL EST VOTRE AVIS SUR CETTE NOUVELLE FONCTION AU SEIN DES ENTREPRISES ?

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Comment choisir un (très) bon coach : mes conseils de DRH.

comment choisir un bon coachComment choisir un bon coach ? Comment bien choisir un coach ? Comment choisir un coach pour soi ou pour ses salariés ? Quels critères retenir ? Que faut-il vérifier ? Quels conseils suivre ? Ces questions me paraissaient complexes il y a encore quelques années; elles me paraissent simples aujourd’hui. Et pour cause : je me suis formée au coaching.

Je vois aujourd’hui, avec beaucoup de lucidité, ce qui différencie deux coachs. J’identifie très clairement ce qui constitue, à mes yeux, des qualités incontournables ou des défauts rédhibitoires. Quand j’étais DRH (et pas encore formée intensivement au coaching comme aujourd’hui), j’avais beaucoup de mal à trouver des coachs sérieux, dignes de ce nom. : il y avait à l’époque, beaucoup de  »clowns » dans ce métier, auto-proclamés coachs et à qui je n’aurais confié strictement personne entre les mains, tant ils me semblaient eux-même, particulièrement instables, flous dans leurs présentations ou leurs propos… et parfois même, carrément « allumés ». Encore aujourd’hui, dans la population de coachs que je fréquente, rares sont celles et ceux que je conseillerais autour de moi : il en existe, fort heureusement, mais ceux que je ne recommanderais pas, pour diverses raisons, sont plus nombreux. La bonne nouvelle est que si je reprends un poste de DRH, je saurai comment m’entourer et qui appeler si besoin.

Choisir un coach professionnel : les points à vérifier ?

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Tout d’abord, la formation en coaching est un point clef. Dans mon article, Coaching : quelle formation et quelle école choisir ?, j’avais fait la liste des points à vérifier pour choisir une formation sérieuse. C’est un domaine où il y a à boire et à manger. N’importe qui peut se définir comme coach… et n’importe qui peut délivrer une certification privée de coaching ! La longueur de la formation, son esprit, ses pré-requis sont essentiels. Devenir coach, c’est acquérir des techniques, mais c’est avant tout travailler sur soi et développer une posture intérieure qui prend du temps. Personnellement, je choisirais EXCLUSIVEMENT quelqu’un formé dans une école pendant un parcours de plus d’un an et dont l’Ecole exige une psychothérapie personnelle en parallèle.

Je choisirais un coach qui a suivi -et continue à suivre- une thérapie, et plus particulièrement une thérapie en Gestalt. En effet, l’outil principal du coach est… lui-même. Un coach s’appuiera autant sur les différents outils et approches variées sur lesquels il s’est certifié, que sur ce qu’il ressent dans son corps, ce qui émerge pour lui pendant les séances. Il n’en sera capable qu’en ayant développé une perception fine de lui-même et en s’étant libéré, le plus possible, de ce qui pourrait venir de sa propre histoire, de ses propres transferts et projections personnelles. Et là, il n’y a qu’une seule méthode qui marche : la thérapie. Dans les différentes formes de thérapies qui existent, il n’y en a qu’une seule que je trouve particulièrement efficace : l’approche Gestalt qui, dans sa forme hollistique, va explorer les trois aspects de l’intellect, de l’émotionnel et du corps.

Pour garantir un travail sur soi en profondeur chez mon coach, je ne choisirais qu’un coach, avec une école longue, et un parcours en thérapie Gestalt individuelle ET en thérapie Gestalt en groupe. Pourquoi ? Parce que le groupe est un accélérateur UNIQUE de toute thérapie. Consacrer deux jours par mois à une thérapie collective Gestalt, c’est la garantie au bout de deux ans, d’avoir effectué un minimum de travail sur soi, en-deçà duquel je ne confierais pas, personnellement, ma confiance et mon propre suivi.

Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant : JE CHOISIRAIS UN COACH GESTALTISTE, avec une formation complémentaire, soit chez EPOKE, soit à l’EPG (Ecole Parisienne de Gestalt).

Je choisirais un coach qui continue à se former en permanence. La formation de base et une thérapie profonde, c’est le minimum syndical. Personnellement, j’accorderais de l’attention aux certifications complémentaires et aux différents outils que ce coach a choisi d’explorer ou non.

Je validerais également l’existence de ces certifications. Je tombe de ma chaise à chaque fois que j’apprends que tel(le) coach n’est finalement pas certifié(e) de son école, quand bien même il ou elle s’en réclame, ayant arrêté sa certification en cours de parcours. Il y a beaucoup de mythomanes chez les coachs ou tout au moins, des personnes qui s’arrangent, sans sourciller, avec leur(s) petites vérité(s), sans prendre conscience que non seulement, ils se mentent à eux-mêmes, mais qu’en plus, ils mettent leurs coachés en danger, dans leurs désirs de toute-puissance.

Je choisirais un coach qui n’est pas dans la toute-puissance : c’est le critère le plus difficile à valider. Une bonne thérapie Gestalt et un espace de supervision devraient éviter au coach cet écueil, malheureusement si répandu. Un coach se met au service de son client et de ce qui émerge pour lui :  en aucun cas, il ne sait à la place de l’autre ou pour l’autre. Il est garant du sens et du processus pour vous aider à atteindre vos objectifs. Il ne substituera JAMAIS à vous, dans aucun cas !

Dans le cadre d’une intervention en entreprises, je choisirais aussi plutôt un coach qui connait l’entreprise, à qui je n’aurais pas à expliquer des évidences, bien sûr formé au coaching d’équipes et au coaching d’organisations…. et suivant les interventions, j’aurais, éventuellement, besoin d’un coach anglophone.

Quels sont mes conseils pour choisir un coach professionnel ?

Voilà, vous savez tout sur comment je choisirais mon coach ou mes intervenants en entreprise si besoin. A ceux qui trouvent que je place la barre trop haut dans mes critères, je réponds que je m’applique à moi-même, ma liste d’exigences : je me suis formée au coaching en école spécialisée en 15 mois (dont je suis diplômée), j’ai été exploré et ai passé de nombreuses certifications complémentaires (AT 101, Elément Humain niveau II, Appréciative Inquiry, Psychologie Positive, Théorie Organisationnelle de Berne, constellations d’entreprises), je suis en thérapie individuelle depuis fin 2012, je suis en thérapie collective depuis fin 2013, je continue à me former à la posture Gestalt à l’EPG (j’ai suivi plus de 120 jours de formation en Gestalt en complément) et je suis supervisée.

Ensuite, il convient de compléter ces critères objectifs par des qualités personnelles complémentaires que chacun choisira en fonction de ses propres valeurs.

Pour ma part, je demanderais à consulter le code de déontologie du coach et ne manquerais pas de l’interroger sur ses valeurs.

J’accorderais de l’importance aux qualités suivantes :

  • une intégrité exemplaire, garante de fiabilité, de confidentialité et de confiance (en soi et dans les autres)
  • un esprit optimiste, favorisant l’émergence positive chez l’autre
  • la capacité à entrer en plein contact rapidement et à co-créer un lien profond et authentique
  • une écoute totale, sans jugement, emprunte d’une réelle ouverture à l’autre

choisir un bon coah

ET VOUS ? QUELS SONT VOS CRITERES POUR CHOISIR UN COACH ? QU’EST-CE QUI VOUS PARAIT IMPORTANT ?

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Ne renoncez à rien !

never give up

Comme beaucoup, j’ai été choquée par la barbarie des derniers attentats, en France et ailleurs…

Comme beaucoup, j’ai été émue par l’humanité des tribunes et chroniques qui ont rendu un vibrant hommage aux victimes des attentats et de l’obscurantisme…

J’ai particulèrement été touchée par l’exhortation épicuriste de François Morel qui nous invitait à ne renoncer à rien.

Pour ceux qui ne l’ont pas entendue, voici la restranscription de sa tirade aussi émouvante que revigorante, suivie du lien de la vidéo en questionLire la suite

« Ne renoncez à rien !

Surtout pas au théâtre, aux terrasses de café, à la musique, à l’amitié, au vin rouge, aux feuilles de menthe et aux citrons verts dans les mojitos, aux promenades dans Paris, aux boutiques, aux illuminations de Noël, aux marronniers du boulevard Arago, aux librairies, aux cinémas, aux gateaux d’anniversaire.

Ne renoncez à rien !

Surtout pas au Chabli, surtout pas au Reuilly, surtout pas à l’esprit. Ne renoncez à rien ! Ni aux ponts de Paris, ni à la Tour Eiffel, ni à la Place République, à la statue de Marianne. Ne renoncez à rien ! Surtout pas à Paris, surtout pas aux titis, surtout pas à Bercy. Ne renoncez à rien ! Ni à Gavroche, ni à Voltaire, ni à Rousseau, ni aux oiseaux, ni aux ruisseaux, ni à Nanterre, ni à Hugo.

Ne renoncez à rien !

Ni aux soleils couchants, aux collines désertes, ni aux forêts profondes, ni aux chansons de Barbara, ni à la foule des grands jours, ni à l’affluence des jours de fête, au Baiser de l’Hôtel de Ville, aux étreintes sous les portes cochères, ni aux enfants qui jouent sur les trottoirs, ni aux cyclistes, ni aux cavistes, ni aux pianistes.

Ne renoncez à rien !

Surtout pas aux envies, surtout pas aux lubies, surtout pas aux folies, ni aux masques, ni aux plumes, ni aux frasques, ni aux prunes, ni aux fiasques, ni aux brunes, ni aux écrivains, ni aux éclats de voix, ni aux éclats de rires, ni aux engueulades, ni aux fils d’attente, ni aux salles clairsemées, ni aux filles dévêtues, ni aux garçons poilus, ni à la révolte, ni à la joie d’être ensemble, ni au bonheur de partager le plaisir d’aimer, ni à la légereté, ni à l’insouciance, ni à la jeunesse, ni à la liberté.

Ne renoncez à rien ! Ne renoncez à rien ! Ne renoncez à rien !

Ne renoncez à rien ! Surtout pas à Paris, surtout pas aux amis, surtout pas à la Vie ! « 

Moi non plus, je n’ai pas envie de renoncer.

J’ai enterré trop de proches pour ne pas avoir en tête que la Vie est fragile et qu’elle peut s’arrêter, comme cela, d’un coup sec, sans prévenir. Il y a des attentats qui ne font pas la une des journaux et qui se nomment crise cardiaque, cancer du sein, cancer de la plèvre. Un jour, le téléphone sonne et la nouvelle tombe : c’est fini. Je regarde souvent les photos de ces personnes, parfois incrédule : leur mort est venue si vite.

Je me dis que nous avons bien eu raison de ne renoncer à rien, pas même aux mojitos-fraise, en terrasse place Cambronne, entre deux chimios… Ca n’a pas repoussé la Mort certes, mais ça a rendu nos derniers souvenirs plus vivants : c’est déjà cela. Il faut, me semble-t-il, savourer chaque seconde de Vie car un jour, elle s’arrête, sans préavis, et nous sommes tous condamnés à cela.

La Vie n’est pas toujours juste, mais la Mort nous rend tous égaux : c’est peut-être cela, la grande justice de la Vie.

La liste est longue de tout ce à quoi je ne veux pas renoncer. J’ai encore 42 rêves qui m’attendent sur les 145 rêves qui composent ma Bucket List !… et quand j’aurai fini, j’en inventerai d’autres.

ET VOUS ? A QUOI NE RENONCEREZ-VOUS PAS ?

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Je continuerai à croire…

colombe de la paixEn hommage aux victimes du terrorisme de Beyrouth, de Paris ou d’ailleurs, ces magnifiques pensées de lutte et d’engagement, attribuées à l’Abbé Pierre. Parce qu’il n’y a qu’une seule façon de répondre à tous les totalitarismes : continuer à être Soi et continuer à essayer de donner le meilleur de soi-même au Monde… Lire la suite

« Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.

Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes .
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse .
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter..
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.

Car au milieu de la désolation,
Il y a toujours un enfant qui nous regarde plein d’espoir
Un enfant qui nous sourira
Un oiseau qui chantera pour nous
Un papillon qui nous fera cadeau de sa beauté.

Mais si un jour tu vois que je ne marche pas,
Que je ne souris pas et que je me tais,
Alors s’il te plait approche toi de moi et prends moi dans tes bras
Et offre moi ton sourire qui sera suffisant pour moi,
Car un geste de ta part me fera retourner à mon chemin…
Ne l’oublie jamais »

(Texte attribué à l’Abbé Pierre)

continuer abbé pierre

ET VOUS ? QUEL POUVOIR SUR VOTRE VIE ALLEZ-VOUS DONNER AUX TERRORISTES ? QU’ALLEZ-VOUS CONTINUER A FAIRE, A DEVENIR, A ETRE ?

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Photo de CV : mes conseils de DRH

 

Marie-Odile PIRUSFaut-il mettre une photo sur un CV ?

Je suis étonnée que l’on me pose encore la question…

Je le suis encore plus quand je vois les photos de CV qui circulent sur papier ou même sur Linkedin, réseau professionnel par excellence… Il faut dire qu’on peut lire quelques inepties sur internet sur le sujet. Rappelons les basiques !  😆 Lire la suite

Faut-il mettre sa photo d’identité sur son CV ? Il n’y a, à mon sens, qu’une seule réponse : OUI, bien évidemment. La question n’est même pas à se poser. J’entends bien que certains le déconseillent, prétextant -je cite- :« que cela empêche certains recruteurs à l’esprit malsain de rejeter un profil parce que la candidate n’est pas belle ou que le candidat est de couleur. » Ne soyons pas naifs ! Si le recruteur est malsain, misogyne ou raciste, il ne le sera pas moins APRES avoir rencontré le candidat.. qui sera refoulé de toutes façons, sur un faux prétexte camouflant plus ou moins les vraies raisons, parfaitement illégales dans ces cas précis.

Personnellement, je pars du principe que si une personne doit être refoulée pour « délit de sale gueule » ou pour une discrimination quelconque, autant ne pas se fatiguer et se décourager à passer un entretien perdu d’avance. J’ai parfois entendu des chasseurs de tête me confier : « Je n’ai pas envie de vous mentir Madame Pirus, mais mon Client recherche un homme pour le poste de DRH. Vous n’avez aucune chance… » Dans ces cas, je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir raté quoi que ce soit et surtout pas une opportunité de travailler pour une belle personne. Je suis même plutôt reconnaissante que le recruteur ait eu le respect de mon temps et de mon énergie.

La photo sur un CV a plusieurs avantages : 

  1. Elle fixe la mémoire du recruteur. Les campagnes de recrutement peuvent être denses et il n’est pas rare de rencontrer plusieurs dizaines de candidats pour un même poste. On se souviendra d’autant plus de vous que votre photo sera présente et rappellera vos traits.
  2.  Elle crée un premier lien, plus intime. Un CV avec photo aura toujours plus d’impact, plus de personnalité et de présence qu’un CV sans photo.
  3. Elle favorise les projections. Je l’ai testé cent fois en étant DRH et en laissant des CV en évidence sur mon bureau. Les managers se saisissaient du CV et dans 80% des cas, la première remarque n’était pas sur le fond… mais sur la photo.           Exemples vécus :  » Ah dis donc, elle a l’air sympa celle-là ! » ou encore, à l’opposé: « Ouh là là… Tu as vu sa tête à celle-là, elle n’a pas l’air commode !… Tu es sûre de vouloir la convoquer ??… «  Pures projections dans les deux cas… d’où l’importance  du bon choix de la photo. :roll:

Quelle photo choisir pour son CV ?

J’ai presque envie de commencer par répondre à la question : quelle photo ne pas choisir ?… et là, les exemples sont encore nombreux. Je passe les cas des photos de vacances, prises sur la plage ou dans le jardin à l’occasion d’un barbecue parce que ce jour là, « on avait bonne mine ». Ni la photo de Noël ou du réveillon, parce que ce jour là « on était bien habillé. » Faut-il le rappeler ? Le seul format acceptable est la photographie d’identité mais attention, pas celle des derniers passeports, sur lesquels il n’est plus autorisé de sourire… Combien de photos de CV, totalement sinistres, ai-je vues passer sous prétexte « qu’il faut avoir l’air sérieux sur un CV » ! Cette croyance est tellement répandue qu’elle mérite bien qu’on lui torde le cou une fois de plus.

La photo doit déclencher une projection POSITIVE chez l’autre, pas l’envie de s’enfuir en courant… Un sourire franc et chaleureux sera toujours préférable à un visage fermé genre « je-sors-de-prison » ou à un sourire coincé « trop corporate ».

Si la photo ne doit pas être le déclencheur de l’entretien, elle doit néanmoins ne pas être rédhibitoire, ni dans ce qu’elle montre de vous ou exprime. Les femmes éviteront les tenues provocantes (un décolleté plongeant n’est pas synonyme d’entretien…) et tout le monde veillera à être habillé professionnellement.

Enfin, il n’est pas idiot d’avoir la même photo sur votre CV et sur les réseaux sociaux comme Linkedin, Viadeo ou votre Twitter Pro : cela aidera à ce que l’on vous retienne et que l’on associe votre visage à votre nom.

Même si ce n’est pas obligé, il peut être préférable de laisser un professionnel capter votre sourire « j’ai-gagné-au-loto »… et éviter de trop la « photoshoper » ensuite, histoire que l’on continue à vous reconnaître une fois la photo retouchée.

ET VOUS ? AVEZ-VOUS UNE PHOTO SOURIANTE SUR VOTRE CV ?

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L’holacratie, c’est quoi ?

equipes symboleL’holacratie (ou holacracy en anglais), c’est quoi ??…

Tous ceux qui s’intéressent au mouvement des entreprises libérées ou aux nouvelles formes de management entendront parler, tôt ou tard, d’holacratie… mais c’est quoi exactement ?

L’Holacratie, c’est d’abord un système organisationnel de gouvernance qui permet à une organisation de disséminer les mécanismes de prise de décision grâce à des équipes auto-organisées. Elle se distingue donc des modèles hréiararchiques classiques, de type pyramidal (ou top-down), fort répandus dans les organisations actuelles. L’holacratie a été adoptée par plusieurs organisations ( essentiellement aux États-Unis et dans quelques pays anglo-saxons) et est fréquemment comparée à la sociocratie, même si des différences significatives existent entre ces deux approches. Lire la suite

L’holacratie repose sur un principe de base qui risque de ne pas plaire à votre boss, à savoir : l’ordre n’a pas besoin de chef.  :roll: 

Ses points clefs sont les suivants : la structure organisationnelle a pour but d’organiser le travail (et non les personnes), le processus de gouvernance distribue les autorités (et de ce fait, clarifie l’organisation) et les opérations incluent des réunions tactiques de synchronisation et de triage. L’ordre n’a pas besoin de chef, mais il nécessite tout de même, un minimum d’organisation !

Les collaborateurs deviennent bien plus que des salariés : ils deviennent ainsi des capteurs et des catalyseurs du changement, le seul impératif est que de dernier doit nécessairement être au service de la raison d’être de l’organisation, quand bien même il est générateur de tensions, vécues dès lors comme des ressentis  »normaux », à simplement traiter, car générés par l’écart entre ce qui devrait être et ce qui est.

Quels sont les grands principes de l »Holacratie pour qu’ele fonctionne ?

Il faut d’abord accepter de changer les règles du jeu : le pouvoir n’est plus dans les mains des décideurs, dirigeants ou membres du Codir… et c’est sans doute le frein premier rencontré dans le développement de cette approche. Vous en connaissez beaucoup, vous, des dirigeants qui n’ont plus envie de diriger ?

Les activités de l’entreprise sont désormais réparties en unités de travail qui vont donner lieu à des rôles. Finis les organigrammes jamais à jour et exit aussi, les fiches de poste, jamais à jour non plus. Chaque salarié prend en moyenne en charge quatre rôles : dans cet espace de projet, il n’encadre personne et n’est encadré par personne non plus.

Les roles sont uniquement affectés selon les compétences. Pas de distribution automatique des rôles sympa ou importants aux managers !

L’organisation repose sur un système de gouvernance vivant et souple, qui évolue selon les besoins. C’est lors de ces réunions de gouvernance que sont évoquées et résolues les tensions. Tous les collaborateurs ont l’occasion de s’exprimer et de faire de nouvelles propositions. Si la proposition ne risque pas d’amplifier le problème, elle est dès lors, adoptée.

La vision d’entreprise est abandonnée, au profit des exigences imposées par la réalité. Bon, là, ça devrait en soulager certains, parce qu’avoir une vision inspirante, ce n’est pas donné à tous les patrons, ni à tous les comités de direction. L’entreprise s’adapte d’elle-même, au fur et à mesure, au Monde et à ses nouvelles exigences.

Personnellement, je ne suis pas convaincue par l’holacratie que je trouve trop rigide à mon goût, dans son fonctionnement et dans ses processus… mais je ne prétends pas détenir la science infuse sur ce qui fonctionne (ou non) en entreprises. A chacun de se faire son opinion !…  😆

Vous souhaitez en savoir plus, vous faire accompagner ou vous former à l’holacratie ?

Jean-Michel GODE se fera un plaisir de transformer votre organisation en holacratie. Vous trouverez son contact sur son site : http://holacracyinsider.com.

holacratie joke

ET VOUS ? VOUS EN PENSEZ-QUOI DE L’HOLACRATIE ?

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